Verdelot, 6 août 2026.
Les pas se voulant pourtant légers d'un promeneur des hautes herbes provoque l'envol d'une Mante religieuse. Surprise, celle-ci s’emmêle dans la toile d'une Épeire frelon.
L'araignée sent bien à la tension des fils que la proie est de belle taille. Il y a peut-être danger. Elle reste à distance, observe, puis à trois reprises, elle s'approche prudemment pour emmêler un peu plus étroitement ce qu'elle espère être son prochain repas.
La Mante se débat en observant les alentours. Une brindille à quelques centimètres pourrait être salvatrice. Elle tend ses pattes ravisseuses autant quelle peut. Trop loin ! Elle essaye encore, plusieurs fois, c'est le seul espoir.
Enfin, elle agrippe la brindille à la faveur d'un coup de vent. Maintenant, il faut essayer d'avancer, tenter de se dépêtrer, tirer fort sur les fils qui entravent ses pattes arrières. Elle progresse, millimètre par millimètre.
L'Épeire n'a pas renoncé. Elle tire dans l'autre sens pour empêcher la fuite.
Quelque chose cède. La Mante parvient à rejoindre la végétation basse, tout près du sol.
Elle plie son thorax à plus de 90 degrés pour approcher sa tête de ses pattes encore entravées. Avec ses mandibules, elle sectionne les fils.
En deux ou trois minutes, sa patte est libérée des fils. Elle s'éloigne doucement. La scène aura duré une quarantaine de minutes.